Blogue Airtime

Le coût initial des programmes d’entretien des moteurs révisés

Blogue Airtime Service client de P&WC
10 mai 2019 | Gestion des coûts, Maintenance, Révisions | 2 min de lecture
L’acheteur d’un appareil dont les moteurs viennent d’être révisés doit-il s’acquitter du coût initial d’un programme d’entretien? Les cas varient, comme nous l’explique notre expert.

L’IMPORTANCE DES PIÈCES À DURÉE DE VIE LIMITÉE

Dans le cadre de transactions d’aéronefs dont les moteurs viennent d’être révisés, l’acheteur comme le vendeur peuvent présumer que le coût initial d’inscription à un programme d’entretien sera nul. Néanmoins, selon la couverture détenue par le propriétaire précédent ou dans le cas où le moteur ne faisait pas partie du programme, il n’en va pas toujours ainsi.

« Prenons un cas hypothétique : un acheteur fait l’acquisition d’un jet d’affaires de tonnage moyen dont la cellule compte un nombre d’heures de vol moyen à élevé et dont les moteurs viennent d’être révisés, explique Delray Dobbins, directeur principal, Ventes, programme Eagle, P&WC. Une fois la transaction réalisée, l’acheteur s’inscrit à un programme d’entretien qui offre une couverture complète et il apprend qu’il devra débourser un coût initial substantiel. Naturellement, ce nouveau propriétaire est mécontent. »
Sachez que si vous achetez, vendez ou faites la promotion d’un appareil équipé de moteurs révisés, ne présumez de rien. Les programmes de moteur sur le marché ne sont pas tous conçus de la même façon. Communiquez avec notre équipe pour obtenir une solution du fabricant d’origine.
Delray Dobbins, directeur principal, Ventes, programme Eagle, P&WC
D’après Delray, les pièces à durée de vie limitée jouent un rôle prépondérant dans la détermination du coût initial. Ces pièces, telles que les corps et les disques tournants situés dans le moteur, ont généralement une durée de vie allant de 7 000 à 15 000 cycles.
Si une pièce à durée de vie limitée n’est pas remplacée lors de la première révision, elle est loin d’être comme neuve et elle continue à accumuler des heures de vol. Par conséquent, lorsque vous vous inscrivez à un programme de moteur pour des pièces à durée de vie limitée après la révision, le coût initial peut refléter le degré d’usure de ces pièces. 
Delray Dobbins, directeur principal, Ventes, programme Eagle, P&WC

PIÈCES À DURÉE DE VIE LIMITÉE ET COÛTS D’ENTRETIEN

Sur les appareils disposant d’un rapport heure-cycle élevé, la longévité de plusieurs pièces à durée de vie limitée a toutes les chances de dépasser celle de la cellule. Certains propriétaires peuvent donc juger préférable de ne pas s’inscrire à ce programme d’entretien additionnel. Par exemple, si le rapport heure-cycle est de 2 pour 1, une pièce dont la durée de vie est limitée à 15 000 cycles n’arrivera pas à expiration avant environ 30 000 heures. L’appareil aura alors sans doute été retiré du service.

Cependant, comme le souligne Delray, on oublie souvent que les pièces à durée de vie limitée peuvent possiblement être remplacées pour d’autres raisons que le nombre de cycles maximal. Parfois, elles peuvent l’être à cause d’incidences environnementales (corrosion, érosion, etc.) ou d’une usure trop importante.
Il n’existe aucune solution universelle pour les propriétaires d’appareils et les moteurs, ajoute-t-il. Certains programmes sur le marché couvrent systématiquement les pièces à durée de vie limitée, d’autres non. L’un des avantages de notre programme Eagle, c’est que les clients peuvent choisir, pour la plupart des modèles de moteur, s’ils souhaitent disposer de la couverture des pièces à durée de vie limitée.
Delray Dobbins, directeur principal, Ventes, programme Eagle, P&WC
Pour discuter de la solution qui vous convient, communiquez avec Delray à Delray.Dobbins@pwc.ca.

Découvrez d’autres conseils de Delray dans notre article Programme d’entretien : un préalable pour les exploitants d’aéronefs usagés.