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3 conseils pour éviter que le froid n’endommage votre moteur

Blogue Airtime Service client de P&WC
18 février 2017 | Maintenance, Mécanique | 2 min de lecture
Dans le monde des hélicoptères, on sait bien que le rendement du moteur varie avec le temps. La vérification régulière de la puissance vous indique quand prendre les mesures qui s’imposent.

1. VÉRIFIEZ SOUVENT LA PUISSANCE POUR DÉCELER LES TENDANCES

Les exploitants d’hélicoptères réalisent des essais de puissance moteur (PAC pour power assurance checks) afin d’analyser en détail le rendement de leur turbomoteur en temps réel. Ces données s’avèrent d’autant plus utiles si les exploitants utilisent les résultats pour établir des tendances au fil du temps et ainsi mieux comprendre les changements de l’état du moteur.

Cette pratique est appelée surveillance des tendances des moteurs (ECTM) ou surveillance des tendances des moteurs d’hélicoptères (HECTM). L’analyse régulière des données sur les tendances permet de surveiller étroitement les moteurs, de repérer les changements tendanciels majeurs dès qu’ils se manifestent et d’agir promptement. Par conséquent, il est conseillé d’effectuer fréquemment des PAC, ainsi que l’explique Pat DiRico, Ingénierie du Service client, Turbomoteurs, P&WC.

2. SURVEILLEZ LES TENDANCES

Au cours d’un PAC, deux paramètres du moteur sont enregistrés et évalués. D’abord, la température interturbines (ITT) ou, selon le modèle du moteur, la température de gaz mesurée (MGT). Ensuite, la vitesse de régime générateur de gaz, ou Ng.

On détermine les valeurs recommandées (les « specs ») pour ces paramètres (communément appelés seuils) d’après la température extérieure (OAT) et l’altitude-pression (PAlt) du jour où a lieu le PAC. Les tableaux relatifs aux PAC dans le manuel de vol du giravion comprennent des courbes de fonctionnement qui représentent les différents paramètres du moteur en fonction de diverses pressions et températures ambiantes.

« La plupart des exploitants se fient au PAC pour s’assurer qu’ils disposent d’une marge avant d’atteindre le seuil, explique Pat. Autrement dit, jusque-là, ils estiment que le moteur est en bon état. Un moteur peut ne jamais connaître de problème, mais la moindre variation soudaine de la marge, par exemple un changement de 10 degrés ou de 1,5 % au cours des 50 dernières heures, peut indiquer un problème potentiel dans le moteur qui doit faire l’objet d’un examen. »

3. APPUYEZ VOTRE DIAGNOSTIC SUR LES TENDANCES

La variation spécifique de la marge des paramètres du moteur peut indiquer si le problème concerne la partie froide (compresseur), la partie chaude (turbines) ou s’il s’agit simplement d’une indication imprécise. Par exemple, une variation de la marge ITT/MGT associée à une marge Ng stable peut révéler un problème d’instrumentation de l’appareil ou du moteur.
Photos fournies par la National Science Foundation.